Pomme Fraise

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vendredi, février 19 2010

Meine Berlin Projekt : Introduction

De retour de mon troisième voyage à Berlin, la vie n’est plus vraiment comme avant. Je reste à ne rien faire, car j’ai réalisé ce que j’avais décidé de faire il y a presque dix ans : avoir une situation correcte, un copain et un appartement à moi.

A l’époque c’était par ce que je revenais de loin et de très bas. Je n’avais rien à perdre, mais tout ce que j’avais acquis, je ne voulais pas prendre le risque de le perdre. Ainsi je suis resté cloisonné dans mon pseudo matérialisme, qui m’a empêché de prendre des risques.

Je possède ce que j’ai voulu hier, mais aujourd’hui je ne suis pas forcément heureux et regrette tout un tas de petites choses que je n’ai pas faîtes (peur du risque) bien que ne soit pas toujours de ma faute.

Mes vies rêvées reprenant le contrôle de mes envies. Mes dernières aventures à Berlin m’ont rendu plus sensible et fragile mais aussi fort, motivé et sur-existé à l’idée de ce que je pourrais faire.

Berlin Mitte de lesenfantsdusiecle, sur Flickr

Tout ce préambule, pour essayer d’expliquer pourquoi, je tente ce qui est pour moi une énorme prise de risque (et surement pour d’autre une banalité) : Meine Berlin Projekt 1

Depuis le primaire j’ai eu une attirance pour l’Allemagne, en tout cas l’idée que ma maitresse de CM1 m’en disait représenté un idéal de respect de la nature et des gens (et aussi de l’école libre l’après-midi ;-)). J’ai essayé de m’y intéresser, mais d’autres événement m’ont contraints de ne pas suivre cette voie. Bref ma vie a été un bordel jusqu’à maintenant et il serait trop compliqué d’expliquer cela ici. J’ai mis tout de même les pieds à AACHEN (Aix-la-chapelle), Koln (Cologne), Munich et Nuremberg lors de mes deux voyages scolaires au lycée pour les marchés de Noël. Ces voyages avaient été une incroyable expérience, malgré le fait que j’ai toujours été nul en langue (allemand comme anglais).

Après le lycée, je n’ai plus eu cette envie, je penser qu’à construire une vie à partir de rien (ni famille, ni ami et ni avenir).

Quelques années plus tard, il y a 18 mois environ, j’ai décidé de partir pour un tournoi à l’étranger : à Berlin. Avec des amis tout frais (que je considérais à l’époque comme des gens avec qui jouais au volley), nous avions pris un grand appartement pour l’occasion.

Après une longue journée de jeu, de défaites continues et quelques heures de repos, nous sommes parties dans la fameuse boîte de Berlin, Le Berghaim. C’était ma première boîte et il me fallait suffisamment d’alcool pour bouger mon cul. Je n’avais jamais dansé comme ça pendant des heures, plus personnes ne pouvait m’arrêter, mais au bout de quatre de rythme effréné, l’alcool s’est estompé et le raisonnable à resurgit. Ce fut ce week end que j’ai commencé avoir un plus que des “amis”.

9 mois après, le second voyage a été plus intense.

Et la troisième encore plus.

Au fur et à mesure, j’ai appris à connaître cette étrange ville (et moi même) où l’on ne sent pas vraiment jugé de la tête au pied, mais on vous prend comme vous êtes. Il y a tellement de vies possibles ici, que les miennes doivent forcément y être.

Meine Berlin Projekt est pour moi le moment de reprendre ma vie et d’en faire ce que je veux. Faire fit des contraintes matériels mais sans aller au suicide n’ont plus. Prendre le risque de partir et de vivre une autre vie.

Meine Berlin Projekt 1 est la première étape : vivre à Berlin pendant quelques semaines, immergé dans la ville. Mon allemand étant au raz des pâquerettes, je compte y prendre des cours en demi-journée et de l’autre côté pourquoi me dégoté un stage ou un emploi de fortune.

Pour concrétiser tout ça il me faut de l’argent et du temps, j’espère en avoir d’ici la fin de l’année.

A la suite de Meine Berlin Projekt 1 et en fonction de comment ce sera passé cette aventure, Meine Berlin Projekt 2 pourrait aboutir pour un second voyage plus longtemps (peut être beaucoup plus long).

Si vous avez des idées, un logement ou des amis à Berlin, n’hésitez pas, je suis à votre écoute.

mardi, janvier 19 2010

La pharmacie du coin et le trou de l'assurance maladie.

Malade, je le suis depuis quelques jours et je me suis décidé à aller voir mon médecin. Après deux heures en salle d’attente, je ressors avec une ordonnance.

Mais quelle pharmacie choisir ? Sur un peu moins d’un kilomètre de distance j’ai l’occasion de rencontrer une dizaine de pharmacie (au moins une tous les 100 mètres dans Paris) dont une qui me connait (lié à ma mutuelle) mais qui est aussi la plus éloignée de mon chemin. Je me rends compte aussi que j’ai oublié ma carte mutuelle de tiers payant chez moi.

Après être rentré chez moi, je me décide à aller à la pharmacie la plus proche, juste en traversant la route.

Je passe chaque jour devant cette officine et je ne m’y suis jamais arrêté bien qu’elle soit spécialisée dans l’aromathérapie (que j’étudie de près depuis quelques mois déjà). Je donne mon ordonnance, ma carte vitale et mon attestation de tiers payant. Entre temps, mon regard c’est posé sur les différents rayons et produits proposé : huiles essentielles, remède inconnu à base de plante et même un « vaccin » contre la grippe A (qui en fait une sorte de potion magique à base de plante qui ne vaccine pas). Le plus étonnants, c’est que les prix ne sont quasiment pas indiqués excepté les promos. Après quelques brefs échanges, je reçois un avertissement sur les effets somnifère du sirop et au revoir.

Arrivé chez moi, je déballe tout. Puis un air suspicieux jailli de ma tête. Je ne me suis pas rendu compte que je n’avais pas été servi comme dans les autres pharmacies. Juste un avertissement sur le sirop, mais aucune indication marquée sur les boites sur la posologie à suivre et aucun rappel verbal.

Mais comme dans plein de pharmacie, c’est que je suis ressorti sans payer (grâce au tiers payant) mais surtout sans savoir combien cela avait coûté. Sur l’ordonnance est à peine imprimée la facture quasiment illisible. Comment rendre les gens responsables quand tout est « gratuit » ?

Certes, il suffit d’avoir un peu de réflexion pour faire le calcul soit même, mais quand on voit le trou de l’assurance maladie se creusait et faire « payer » une franchise que je ne paye pas directement (puisque déduite du remboursement du médecin), je ne sais toujours pas ce que cela coûté ? L’assurance maladie ne devrait-elle pas responsabiliser les assurés sur le coût réel de la santé au lieu de faire croire que nous avons le meilleur système de soin … qui se casse la gueule. Comment reprocher aux assurés des abus, s’ils n’ont pas les moyens de le savoir aisément ? Chaque acteur de la chaine est responsable mais est-ce que tout le monde joue le jeu ?

lundi, novembre 30 2009

Calendrier de l'Avant 2010

Après quelques jours de préparation, le calendrier de l’avant 2010 est enfin prêt.

Le principe est simple. En se rendant à l’adresse http://avant2010.pommefraise.net, vous trouverez le fameux calendrier de l’avant année 2010, c’est à 31 jours et n’ont pas 25 comme le calendrier de l’avent (mon calendrier n’a rien de crétin de chrétien d’ailleurs ;-)).

Chaque jour, vous aurez droit à une belle photo pour illustrer le jour, ainsi que quelques rappels d’événements historiques de ces jours décembre parfois chaud.

A noter que ce calendrier ne se destine pas aux enfants, mais plutôt pour un public avertis.

J’en profite pour vous communiquer aussi une autre adresse http://decomplex.pommefraise.net, aussi réserver à un public avertis qui est un mini journal de pensée lubrique ^^.

PS : Ne manquer pas aussi le calendrier de Tto qui se veut aussi original et explicite que le mien.

dimanche, novembre 15 2009

Calendrier Gay de l'avant 2010 : préparation

Marre de la crise et des galères, l’année 2009 aura vraiment été pourrie. Mais ce n’est pas irrémédiable, il nous reste décembre pour faire remonter le niveau.

A l’instar du calendrier des pdbloggeurs et de vos différents bogoss qui trainent sur nos blogues, je vous propose le calendrier de l’avant 2010.

Ce calendrier ira du 1er au 31 décembre 2009 et se nourrira d’un bogoss par jour, accompagné de dictons, de rappel historique oublié ou insolite, …

N’étant pas parfait, j’ai besoin de vous. Malgré le fait de surfer constamment sur le web, je ne connais pas les bons coins à bogoss (enfin si, mais j’ai mes goûts) et je vous propose de m’envoyer tous les éléments (photos et/ou texte) que vous souhaitez à cette adresse email temporaire : avant2010@pommefraise.net (avant le 25 novembre 2009).

En attendant voici une preview du calendrier.

mercredi, septembre 30 2009

Première Leçon : Ich

J’ai décidé cette année de m’y mettre pour de bon et de prendre des cours de langue allemande.

Inscrit aux cours municipaux de Paris, je me suis présenté hier soir dans une école primaire du 13éme arrondissement. C’était la rentrée des adultes !

C’est une vraie école primaire comme j’en ai connu dans mon enfance (trop peu en raison de mon agitation enfantine). Les carreaux sont toujours aussi fin, laisse passer le froid, et les vieux radiateurs en fonte feront leur office cet hivers. Les coups de peinture n’ont pas effacé l’ambiance intemporel des classes, ombragé par les chênes de la cour de recréation.

En rentrant dans la classe, nos vieux réflexes de gamin ont pris le dessus, pour avoir la meilleure place : les bons élèves devant et les plus timides au fond ou près du radiateur.

Nous enchaînons un fastidieux test de niveau, qui pour l’ensemble de la classe s’avère inapproprié face à notre ignorance quasi complète de la langue de Goethe. J’arrive tout de même à répondre à une dizaine de questions, sur la cinquantaine proposée.

Enfin pour terminer, nous enchaînons sur manière de nous présenter rapidement. « Wie Heißen Sie ? » « Ich heiße Valentin ». Chacun à son tour, nous devions répondre à la question posée et reposer la question à un autre. Etant plutôt confiant de la simplicité de l’exercice, j’ai été surpris de l’intonation de mon « Ich » qui fut le plus imparfait de la classe selon les dires de notre « maîtresse ».

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