Pomme Fraise

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mardi, janvier 19 2010

La pharmacie du coin et le trou de l'assurance maladie.

Malade, je le suis depuis quelques jours et je me suis décidé à aller voir mon médecin. Après deux heures en salle d’attente, je ressors avec une ordonnance.

Mais quelle pharmacie choisir ? Sur un peu moins d’un kilomètre de distance j’ai l’occasion de rencontrer une dizaine de pharmacie (au moins une tous les 100 mètres dans Paris) dont une qui me connait (lié à ma mutuelle) mais qui est aussi la plus éloignée de mon chemin. Je me rends compte aussi que j’ai oublié ma carte mutuelle de tiers payant chez moi.

Après être rentré chez moi, je me décide à aller à la pharmacie la plus proche, juste en traversant la route.

Je passe chaque jour devant cette officine et je ne m’y suis jamais arrêté bien qu’elle soit spécialisée dans l’aromathérapie (que j’étudie de près depuis quelques mois déjà). Je donne mon ordonnance, ma carte vitale et mon attestation de tiers payant. Entre temps, mon regard c’est posé sur les différents rayons et produits proposé : huiles essentielles, remède inconnu à base de plante et même un « vaccin » contre la grippe A (qui en fait une sorte de potion magique à base de plante qui ne vaccine pas). Le plus étonnants, c’est que les prix ne sont quasiment pas indiqués excepté les promos. Après quelques brefs échanges, je reçois un avertissement sur les effets somnifère du sirop et au revoir.

Arrivé chez moi, je déballe tout. Puis un air suspicieux jailli de ma tête. Je ne me suis pas rendu compte que je n’avais pas été servi comme dans les autres pharmacies. Juste un avertissement sur le sirop, mais aucune indication marquée sur les boites sur la posologie à suivre et aucun rappel verbal.

Mais comme dans plein de pharmacie, c’est que je suis ressorti sans payer (grâce au tiers payant) mais surtout sans savoir combien cela avait coûté. Sur l’ordonnance est à peine imprimée la facture quasiment illisible. Comment rendre les gens responsables quand tout est « gratuit » ?

Certes, il suffit d’avoir un peu de réflexion pour faire le calcul soit même, mais quand on voit le trou de l’assurance maladie se creusait et faire « payer » une franchise que je ne paye pas directement (puisque déduite du remboursement du médecin), je ne sais toujours pas ce que cela coûté ? L’assurance maladie ne devrait-elle pas responsabiliser les assurés sur le coût réel de la santé au lieu de faire croire que nous avons le meilleur système de soin … qui se casse la gueule. Comment reprocher aux assurés des abus, s’ils n’ont pas les moyens de le savoir aisément ? Chaque acteur de la chaine est responsable mais est-ce que tout le monde joue le jeu ?

lundi, novembre 30 2009

Calendrier de l'Avant 2010

Après quelques jours de préparation, le calendrier de l’avant 2010 est enfin prêt.

Le principe est simple. En se rendant à l’adresse http://avant2010.pommefraise.net, vous trouverez le fameux calendrier de l’avant année 2010, c’est à 31 jours et n’ont pas 25 comme le calendrier de l’avent (mon calendrier n’a rien de crétin de chrétien d’ailleurs ;-)).

Chaque jour, vous aurez droit à une belle photo pour illustrer le jour, ainsi que quelques rappels d’événements historiques de ces jours décembre parfois chaud.

A noter que ce calendrier ne se destine pas aux enfants, mais plutôt pour un public avertis.

J’en profite pour vous communiquer aussi une autre adresse http://decomplex.pommefraise.net, aussi réserver à un public avertis qui est un mini journal de pensée lubrique ^^.

PS : Ne manquer pas aussi le calendrier de Tto qui se veut aussi original et explicite que le mien.

dimanche, novembre 15 2009

Calendrier Gay de l'avant 2010 : préparation

Marre de la crise et des galères, l’année 2009 aura vraiment été pourrie. Mais ce n’est pas irrémédiable, il nous reste décembre pour faire remonter le niveau.

A l’instar du calendrier des pdbloggeurs et de vos différents bogoss qui trainent sur nos blogues, je vous propose le calendrier de l’avant 2010.

Ce calendrier ira du 1er au 31 décembre 2009 et se nourrira d’un bogoss par jour, accompagné de dictons, de rappel historique oublié ou insolite, …

N’étant pas parfait, j’ai besoin de vous. Malgré le fait de surfer constamment sur le web, je ne connais pas les bons coins à bogoss (enfin si, mais j’ai mes goûts) et je vous propose de m’envoyer tous les éléments (photos et/ou texte) que vous souhaitez à cette adresse email temporaire : avant2010@pommefraise.net (avant le 25 novembre 2009).

En attendant voici une preview du calendrier.

mercredi, septembre 30 2009

Première Leçon : Ich

J’ai décidé cette année de m’y mettre pour de bon et de prendre des cours de langue allemande.

Inscrit aux cours municipaux de Paris, je me suis présenté hier soir dans une école primaire du 13éme arrondissement. C’était la rentrée des adultes !

C’est une vraie école primaire comme j’en ai connu dans mon enfance (trop peu en raison de mon agitation enfantine). Les carreaux sont toujours aussi fin, laisse passer le froid, et les vieux radiateurs en fonte feront leur office cet hivers. Les coups de peinture n’ont pas effacé l’ambiance intemporel des classes, ombragé par les chênes de la cour de recréation.

En rentrant dans la classe, nos vieux réflexes de gamin ont pris le dessus, pour avoir la meilleure place : les bons élèves devant et les plus timides au fond ou près du radiateur.

Nous enchaînons un fastidieux test de niveau, qui pour l’ensemble de la classe s’avère inapproprié face à notre ignorance quasi complète de la langue de Goethe. J’arrive tout de même à répondre à une dizaine de questions, sur la cinquantaine proposée.

Enfin pour terminer, nous enchaînons sur manière de nous présenter rapidement. « Wie Heißen Sie ? » « Ich heiße Valentin ». Chacun à son tour, nous devions répondre à la question posée et reposer la question à un autre. Etant plutôt confiant de la simplicité de l’exercice, j’ai été surpris de l’intonation de mon « Ich » qui fut le plus imparfait de la classe selon les dires de notre « maîtresse ».

vendredi, juillet 3 2009

Un autre monde, un autre moi.

Tout commence vendredi dernier. Je me suis préparé comme je pouvais, pour ma deuxième aventure Berlinoise : révision de mes quelques notions d’allemand, shopping, préparation mentale, …

Comme la première fois, je vais vivre cette aventure, accompagné d’amis du volley, sympathique et un peu déjanté.

En quittant la France, j’ai quitté mon austérité, ma timidité et je commence enfin à respirer la liberté. Cette pression et ce contrôle que je m’impose constamment s’efface peu à peu, une autre personne vit en moi.

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L’été est là et les nuits sont plus courtes à Berlin. Avant d’attaquer les dancefloors samedi soir, nous avons défilé pour la CSD (Christopher-Street Day), appelé aussi gaypride. Du monde, des couleurs, des fesses dévoilées, des chapeaux, des torses nus, des plumes, des queues, du cuir, des bières, des tracts, … un défilé qui ressemble, un peu, à ce qu’on voit à Paris. Cependant, on ressent une différence imperceptible à l’oeil. Des humeurs différentes, moins d’agressivité dans les regards, moins de prétention dans les gestes, des regards furtifs plus agréables, … Est-ce moi qui change ? Ou Paris est un monde différent ?

Quoi qu’il en soit cette agréable parade rythmée s’arrêtera jusqu’à Tiergarten au tour de la colonne de la victoire, où trône un ange. Tout au tour des buvettes et des milliers de gens dénudés ou colorés, se prépare pour un concert. Et il est temps d’aller se préparer pour ce soir.

angels

Une nouvelle expérience m’attend, au plein coeur d’Alexander Platz. C’est en haut de la tour Sharp que ce passe l’événement : La soirée GMF se déroule au 12e et 15e étage plus la terrasse au 16éme. Aidé de quelques verres de vodka et de boisson énergisante, je suis quasiment débridé. Une folle danse endiablée s’enchaînera pendant quelques heures.

Ensuite, nous changerons d’endroit pour le Berghain, cet extraordinaire lieu débauche. Là, encore, le temps passe à une telle vitesse, que je n’ai pas vraiment eu l’impression d’en profiter. Il est cinq heures du matin et le jour se lève dans un magnifique crépuscule.

Le dimanche est calme dans Eisenacher Strass. J’ai fait du matin, ma nuit et la journée sera probablement plus calme qu’hier. L’après sera l’occasion pour nous tous de faire une balade dans l’est de la ville et le long de la Spree. Ampelmann est au coin de chaque rue et même dans les boutiques. Les rues sont calmes et le soleil discret.

GMF Berlin 2009

Une fois rentrée, certains se repose, d’autre discute et moi, je raconte en encore mon enfance, cette histoire compliquée. C’est aussi le moment de se préparer, un verre, deux verres, … de vodka. Nous voilà prêt pour la soirée GMF, une nouvelle encore dans cette même tour, mais pour toute la nuit. J’ai sur moi un tee-shirt rose, parsemé aléatoirement de strass brillant et les rencontres deviennent plus improbables. « You’re so sexy ».

Les danses s’enchaînent entre les étages, je m’épuise à la tâche. Les regards s’échange. Les corps furtifs entrent en trance. Et un mystérieux garçon s’avance peu à peu vers moi, dans la symphonie des arabesques environnantes. Son vêtement à capuche rose, blanc, bleu, le dévoile à peine, mais laisse entre voir une mèche blonde et ses yeux furtifs. Il doit être plus jeune que moi. Il continue à virevolter au tour de moi. Il me touche la tête. Essuie ma tête de mes efforts. Nous en avons envies et l’écart entre nous est minime. Comme dans un rêve …

Voulant éviter le piège du désir, je reviens à la réalité. Ça fait mal. Je l’abandonne pour mon devoir, pour ce que j’ai promis avant. Dans mon esprit, il ne me quitte plus. J’ai des regrets. Les autres deviennent fades. La nuit disparait, pour laisser place à un autre jour.

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